Les grands groupes s’investissent dans la Responsabilité Sociale des Entreprises (RSE)

Dans son article publié dans Les Echos le 2 octobre 2014, le journaliste Stefano Lupieri nous offre un état des lieux de la RSE dans cinq grandes entreprises européennes : Airbus, Carrefour, Lafarge, Pernod-Ricard et Solvay.

Airbus, le groupe aéronautique européen est notamment signataire de la Charte issue des Etats généraux de l’industrie, visant à rééquilibrer les relations entre les grands donneurs d’ordres et leurs fournisseurs. Pour ce faire, Airbus a pris la décision de mettre en œuvre des évaluations inversées, où une fois par an, chaque fournisseur est invité à juger la performance de son donneur d’ordres. De cette manière, Airbus a pu améliorer ses relations avec les fournisseurs. Airbus fait désormais partie d’une structure associative paritaire : le Pacte PME qui vise à favoriser l’émergence d’entreprises de taille intermédiaire (ETI) en France. Le but est d’accélérer le développement de ces ETI non seulement pour les aider mais également pour que leur fragilité ne mettent pas leurs partenaires commerciaux en danger.

De son côté, Carrefour s’est lancé dans la lutte contre le gaspillage alimentaire, à commencer par les dates limites de consommation (DLC) que le groupe a entrepris de revoir en profondeur. Le groupe a décidé de supprimer les dates limites d’utilisation optimale notamment et pratique le « délotage » sur les fruits, un nouveau procédé qui permet de rassembler les fruits abîmés pour les revendre à un bas coût et en offrant à des associations caritatives les articles non vendus à trois jours de leur DLC. Autres stratégies adoptées : la méthanisation des déchets organiques pour les camions de livraison, l’optimisation des tournées de livraison, la limitation de la consommation d’énergie des meubles réfrigérés et la réduction des emballages.

Dans la même lignée, Lafarge, le groupe de matériaux de construction, se lance dans une politique de développement durable. Pour cela, le cimentier a invité divers acteurs experts ou indépendants (dont WWF et Care) à évaluer sa politique et à donner leurs préconisations. La note est sévère mais Lafarge s’évertue tout de même à appliquer les recommandations. Désormais, le groupe prend soin de ses relations avec les communautés locales des pays émergents et fait des efforts dans le recyclage du béton, qu’il veut porter à 20% dans ses ventes d’ici à 2020.

Dans le cas du producteur de spiritueux Pernod Ricard, c’est l’ONG Transparency International (TI) qui lui a conseillé de s’engager dans une forme de lobbying plus responsable. Dorénavant, Pernod Ricard affiche clairement ses positions en matière de libre consommation d’alcool, de comportements à risques, de fiscalité discriminatoire ou de communication. Il refuse d’employer d’anciens hauts fonctionnaires et forme ses employés à ce lobbying responsable.

Enfin, Solvay, le groupe belge leader de la chimie mondiale, a investi dans un nouvel outil nommé Sustainable Portfolio Management (SPM) qui lui permet d’évaluer l’impact de ses produits en termes de responsabilité sociale et environnementale et de les labelliser en conséquence. Cette nouvelle stratégie a déjà fait ses preuves et permis de repérer des problèmes qui n’avaient pas été identifiés et qui ont pu déboucher sur de nouvelles opportunités de marché.

Pour plus d’informations :
http://www.lesechos.fr/enjeux/business-stories/management/0203807055267-comment-cinq-grands-groupes-sapproprient-la-rse-1049275.php

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